SAINTE ZELIE DE LA PALUD

01/03/2018
PRESSES DE LA CITE

Résumé

On l'appelait Paolig dans son enfance, Paulo pendant ses années de chien, puis un beau jour il fut sacré le Grand Paulo, l'un des plus gros mareyeurs du pays bigouden. Un grand seigneur charismatique, pour qui la fière Marie-Morgane décida le jour de ses noces de tout plaquer : son futur mari et sa famille, et qu'importe le scandale. Ils ont su, au premier regard, qu'amour et réussite feraient bon ménage. Depuis toujours ce sont les femmes qui ont soutenu et aimé Paul Draoulec. A commencer par sa mère, l'inénarrable Zélie, qu'il accompagnait, enfant, dans ses doubles tournées, de poissonnière ambulante et de buveuse invétérée. C'était au début des années 1930, sur les chemins de la palud de Penmarc'h...

Sainte Zélie de la palud est le septième volume de la saga des Scouarnec-Gwenan.

Extrait

"La mer est généreuse, disait Zélie, on ne crèvera jamais de faim. Et de soif non plus, il suffit de diminuer les rations de l'équipage." Les colères de l'océan, qui les forçaient à hiverner, avaient pour effet bénéfique de contraindre Zélie à économiser ses sous. Elle mettait à part de quoi se payer deux litres de vin par jour et une bouteille de porto par semaine. Ils s'acagnardaient près du fourneau. Paolig compulsait les vieux journaux, Zélie rêvassait et buvait des gorgées mesurées, en fixant tour à tour son verre et le kil de rouge, comme si ses yeux marquaient des traits sur la bouteille. Le jour du Seigneur ils affrontaient les intempéries, se rendaient "aux vêpres à la chapelle", c'est-à-dire au bar de l'Estran où ils faisaient durer deux grogs avant et après le goûter que les sœurs Goascoz leur offraient.

Critiques

Bouleversant.
Centre Presse, 1/03/2018

Comme d'habitude, la plume imagée d'Hervé Jaouen fait vivre des personnages attachants. Si le roman débute en 1974, l'auteur ramène rapidement son lecteur dans les années 30 à Saint Guénolé Penmarc'h. (...) Parsemée de mots, d'expressions en breton, ce roman d'Hervé Jaouen fait revivre toute une génération, en ce bout de terre bigoudène. Le travail est dur, les patrons exigeants. A l'école, les enfants ne se font pas de cadeaux et son souvent cruels entre eux. Le livre revient aussi sur la condition des marins pêcheurs et raconte ce soir de tempête qui va changer la vie de Paolig. L'émotion naît au fil des pages, lorsque ce dernier se retrouve tout seul dans sa maison misérable. Et quand son cœur bat pour la belle Marie-Morgane...
Eliane Faucon-Dumont, LE TELEGRAMME, 5/03/2018

Le lecteur sent le goût salé du large. (...) Dans une langue fleurie, usant de métaphores amusantes dans certaines situations, Hervé Jaouen ne joue pas dans le sensationnel, il met en scène des personnages qui sont banals, et pourtant pas insignifiants. (...) Un roman entre terre et mer, qui nous permet de constater l'évolution de la vie quotidienne des petites gens, et comme l'a écrit Michel Embareck :"Ce n'était pas mieux avant et les lendemains sont toujours pires que la veille."
Paul Maugendre, http://leslecturesdelonclepaul.over-blog.com, 7/03/2018

Le plaisir (visible) que tu as eu à l'écrire a été aussi le mien. Tu as mené cette histoire avec vivacité et justesse, tant dans sa narration que dans les évocations des situations et des paysages. Roman cinématographique dans lequel on s'attache à tous les personnages car ils assument leur(s) vie(s) en décidant, sans faiblir. Même si ce n'est pas sans violence, il y a des caractères ! Et puis, tu étonnes par une fin radicale et rapide dont on pourrait ressortir avec un sentiment de tristesse. Eh bien non ! Le destin est accompli, et on se surprend soi-même à penser : la messe est dite... mais quelle messe ! Chaque roman du cycle des Scouarnec-Gwenan a sa musique propre. Celle-ci, plus proche de nous dans le temps, n'est pas sans atteindre nos souvenirs directs, peut-être même intimes.
Yves Bescond, éditions DIABASE, 8/03/2018

Avec ce septième volume du cycle des Scouarnec-Gwenan qui se lit de manière totalement autonome, Hervé Jaouen plonge le lecteur dans le monde du mareyage sud finistérien et dresse un portrait haut en couleur de l'un de ses membres influents, Paul Draoulec. Derrière cet homme à la réussite éclatante se cache Paolig, le fils unique et sans père de Zélie, une marchande de poisson ambulante courageuse, aimante, mais portée sur la bouteille. (...) D'une volonté de fer, Paulo deviendra le Grand Paulo, forçant l'admiration de ses détracteurs. Avec une écriture alerte, très imagée, Hervé Jaouen nous embarque facilement dans le sillage de cet homme au caractère forgé par un passé douloureux.
Lettres bretonnes, LE TELEGRAMME, 11/03/2018

Hervé Jaouen, c'est un grand écrivain.
Vincent Monadé, président du Centre national du livre, LCI, Au cœur des régions, spéciale salon du livre, 18/03/2018 (disponible en replay)

Hervé Jaouen, l'écrivain du petit peuple breton. Le Quimpérois raconte, tout au long d'un siècle, la Bretagne des petits gens. Une saga familiale en sept volumes, dont le dernier tome vient de sortir. C'est une longue saga familiale que celle des Scouarnec-Gwenan. Elle débute à la fin du XIXe siècle, à peu près l'année de naissance de ses grands-parents. Des centaines de pages racontent la Bretagne de la terre et de la mer, celle des gens modestes, qui vont s'accrocher pour espérer au moins gravir quelques marches vers une vie meilleure. (...) Sans misérabilisme, loin de tout folklore, Hervé Jaouen a raconté ce siècle vu de Bretagne, la dureté de la vie, les inégalités sociales. (...) Avec des personnages qui en imposent. (...) Grâce à eux, la tristesse et la résignation ne prennent jamais le dessus.
Didier Gourin, OUEST-FRANCE, 21/03/2018

A la vitrine du libraire... Dernier tome d'une Bretagne romanesque et haute en couleur. Une belle histoire qui sent bon la marée et le terroir...
LA MARNE, 3/03/2018

Vous avez sans doute noté que ce n'est pas la première fois que je chronique cet auteur. Parce que j'aime bien la collection dans laquelle il paraît et ensuite parce que j'aime beaucoup ses insertions de mots et expressions bretons. Ce n'est pas une question d'exotisme - puisque nous n'avons pas la phonétique pour les prononcer - c'est une question d'authenticité. Il ne met pas ce langage dans la bouche de n'importe quel personnage ou n'importe quand. Le mot breton apparaît quand celui ou celle qui parle est ému ou ne sait pas mot français... Si l'on considère que les auteurs racontent tous plus ou moins la même histoire en changeant le décor - il y a des boulangers mariés à peu près partout mais il n'y a qu'une seule Pomponette, qu'un seul Pagnol - c'est le lieu et sa singularité qui lui donne sa force et son intérêt. (...) Nous sommes en Bretagne en un temps pas si lointain où les noms et surnoms des personnes donnaient une idée précise de qui ils étaient, de ce pour quoi on les prenait. Un temps où l'on se faisait au contact des autres, un temps où régnait une certaine solidarité. Mais où l'on stigmatisait les mères célibataires... Et cette histoire se lit d'une traite.
Noé Gaillard, 27/03/2018. Chronique intégrale sur https://www.daily-passions.com/sainte-zelie-de-la-palud

Dans ce septième tome de sa grande fresque familiale bretonne, Hervé Jaouen aborde la difficile existence des travailleurs de la mer dans les années trente et confirme ses talents de conteur hors pair.
Jean-Paul Guéry, L'Anjou agricole, 30/03/2018

... et alors se produisit l'habituel, la routine, la rengaine jaouennienne : impossible de lâcher le livre tant cette histoire est mouvementée, les paysages forts, beaux et tourmentés, adjectifs dont je pourrais user pour décrire également les personnages. Il me fait le coup à chaque fois et à chaque fois je plonge. (...) Et que je te décris des mers démontées, des tempêtes bretonnes, une palud hostile à qui ne veut la connaître et tellement accueillante à qui l'aime, et pour les espèces animales et végétales des lumières incroyables et des paysages sauvages et somptueux. (...) Et toujours cela est écrit avec une verve incroyable, un dynamisme fou et une envie de partager l'amour de la Bretagne et des Bretons avec tous les lecteurs bretons ou pas - personne n'est parfait, à part les Bretons bien entendu.
Le blog de Yv, chronique intégrale sur http://www.lyres.fr/2018/02/sainte-zelie-de-la-palud.html

... Depuis cette époque, dans les années 1930, sur les chemins de la palud de Penmarc'h, il s'en est passé bien des choses dans la vie de Paulo... Mais l'essentiel est dans le style et la verve d'Hervé Jaouen, dans son vocabulaire incomparable pour décrire les paysages et les habitants de Bretagne. Une fois fini celui-là, vous en lirez bien un autre du même auteur, non ?
K.T. LE PEUPLE BRETON, mai 2018




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