L'assassin

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1994 - Éditions Joëlle Losfeld
1996 - Rivages/Noir 247
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Résumé

- Edition 1994
Un activiste de l'Indépendance irlandaise, Michael McDara, réfugié aux Etats-Unis, retourne au pays sous une fausse identité pour assassiner un homme politique. On a rarement aussi bien décrit la torture de l'idée fixe dans l'âme d'un criminel. Le style brutal et dépouillé de O'Flaherty atteint une grandeur tragique.
"Ne me touche pas, dit-elle.
- Je n'ai pas l'intention de te toucher, dit-il d'une voix dure. Les femmes ne m'intéressent pas. Je n'ai pas le temps. Tu m'as intéressé, dans le temps. Mais c'est une autre histoire.
- Je Tu as des yeux d'assassin, dit-elle, haineuse.
- Il se pourrait que j'en aie besoin, pour assassiner, dit-il tendrement. [...]
[...] McDara gardait les yeux fixés sur la chaussée. Peu lui importait maintenant de voir Kitty arriver. La torture de l'angoisse était bien loin. Parvenu à maturation, le projet l'occupait tout entier. Son cerveau s'était transformé en une masse dure que la peur ne pouvait pénétrer. Son imagination n'était plus qu'un bloc de glace. Ses muscles étaient de marbre. Ses yeux ne voyaient plus. Tout était noir. Inutile de penser, désormais. C'était là les prémisses de la jouissance frénétique de l'assassin".

Écrit en 1928, "L'Assassin" a été traduit pour la première fois en français en 1939. Hervé Jaouen, grand admirateur de cet ouvrage et de l'Irlande, lui-même écrivain de romans noirs, nous propose une nouvelle traduction de ce texte.
Liam O'Flaherty est né en 1897 en Irlande. Militant syndicaliste en une période de montée du chômage, il est l'auteur d'une vingtaine de romans dont le plus connu est "Le Mouchard", adapté au cinéma par John Ford.

- Edition 1996
Un activiste de l'Indépendance irlandaise, Michael McDara, réfugié aux États-Unis, retourne au pays sous une fausse identité pour assassiner un homme politique...
" Soucieux d'éviter les pièges du roman psychologique, Liam O'Flaherty, lorsqu'il entend décrire le désarroi intérieur de McDara, utilise des "visions" d'un lyrisme extraordinaire et d'une luxuriance capiteuse, inspirées par les légendes du monde des gaëls. Cieux, nuées, gouffres, grottes, déserts, océans, nains et géants servent ici son dessein. Et c'est ce qu'il y a de plus étrange dans ce roman, cette association de noirceur brutale digne des meilleurs polars, et de lyrisme flamboyant..."
(Hervé Jaouen).
Liam o'Flaherty (1897-1984) est l'auteur d'une vingtaine de romans, dont Le Mouchard, porté à l'écran par John Ford.

Extrait

L'inconnu était très grand et très mince. Sa ressemblance avec McDara était frappante : seuls sa taille - il était beaucoup plus grand - et un visage plus doux les distinguaient. Il avait la bouche molle. Leurs traits partageaient le même air secret et tourmenté, la même pâleur, les mêmes yeux enfoncés, le même regard perdu dans le lointain - mais alors que le regard de McDara inspirait l'effroi, celui de l'inconnu n'inspirait que de la commisération. Ses vêtements étaient misérables et cependant d'une propreté parfaite. Ses doigts étaient longs et les ongles de ses majeurs étaient rongés jusqu'au sang. Ses oreilles, plus longues que la normale, étaient plates et collées au crâne. Leur lobe brillait. Il portait une casquette et un complet de serge bleu, raccommodé en plusieurs endroits. Malgré cela, il respirait la dignité. Même sa manière de tenir sa cigarette entre le pouce, l'index et le majeur, avait quelque chose de raffiné.

Critiques

- L'Irlande torturée d'O'Flaherty
L'âme de Michael MacDara était noire. Ou plutôt si pleine de désespérance. Comme l'Irlande déchirée de Liam O'Flaherty.
Michael MacDara, "L'Assassin" de l'écrivain irlandais Liam O'Flaherty (1897-1984), débarque dans son pays d'un exil américain qu'il raconte par bribes, entre demi-mensonges et fausses vérités.
MacDara fait partie de ces Irlandais qui se sentent floués par l'issue de la guerre civile et la partition du pays. Le nouveau traducteur de "L'Assassin", l'écrivain Hervé Jaouen, est un fou d'Irlande. Il situe le roman dans son contexte historique : préface indispensable.
Amertume. Déchirure. Angoisse du clandestin. MacDara est habité d'une idée fixe : abattre l'un de ses anciens compagnons de lutte, parvenu au pouvoir (le livre est écrit en 1928). Un traître à ses yeux.
MacDara erre, fébrile. Se cache à Dublin. Vit dans un meublé sordide. L'angoisse le tenaille. À moins que ce soit l'exaltation.
Pour accomplir son geste, dont il imagine sans cesse des conséquences grandioses et différentes, il faut à MacDara s'acoquiner au pire. Son ex-femme. Un ivrogne imprévisible. Et un tueur à gages sans scrupule.
Comment avoir confiance en cette armée dépenaillée ? Comment leur faire comprendre la grandeur du geste et sa justesse politique ?
MacDara est dévoré par ses craintes, mais fait désespérément taire ses doutes. Car s'il ne tue pas le frère devenu l'ennemi, que va-t-il lui rester de dignité ?
Christine BRULÉ - Ouest-France - 09/05/1994

- Hervé Jaouen traducteur de "L'Assassin" de Liam O'Flaherty : la dévorante passion de l'Irlande
En traduisant le roman de Liam O'Flaherty "L'Assassin", Hervé Jaouen a gravi une marche de plus dans l'escalade de sa passion irlandaise. L'écrivain quimpérois a mis ses pas et ses mots français dans les traces d'un grand d'Irlande. Une prise de risque qui vaut que l'on s'y attarde.
Liam O'Flaherty a beaucoup écrit sur la période de la révolution irlandaise. Un de ses romans, "Le Mouchard" a été porté à l'écran par John Ford. C'est au hasard d'un de ses nombreux voyages en Irlande qu'Hervé Jaouen a découvert "L'Assassin", écrit en 1928. Ce roman a été traduit en français en 1939, mais c'est dans sa version originale dénichée chez un bouquiniste de Dublin que Jaouen l'a lu et l'a aimé. Et l'envie lui est venue de le traduire, histoire, qui sait, de laisser une preuve indélébile de son immersion dans la culture d'un peuple admiré.
"C'est un beau roman noir, on y retrouve toutes les difficultés et toutes les nuances de l'âme irlandaise. Les descriptions sont sèches et précises, c'est ce qui m'a plu." Car bien entendu - est-il nécessaire de le souligner ? Hervé Jaouen s'est risqué à la traduction par plaisir et non par besoin. Par goût de la difficulté et par défi à lui-même aussi. Il s'est refusé, par exemple, à lire la première traduction.
"O'Flaherty ne s'attarde pas à expliquer la psychologie de son héros. Le personnage de McDara est partagé entre Dieu et l'Enfer. Ses visions flamboyantes ont peut-être été ce qui est le plus difficile à traduire".
"L'essentiel est de bien trahir" Hervé Jaouen n'est pas un angliciste au sens universitaire du terme. Sa démarche n'en est que plus audacieuse. Elle est avant tout celle d'un écrivain. "J'ai éprouvé beaucoup de plaisir mais aussi beaucoup de souffrance. J'ai l'impression d'avoir écrit un vrai livre. La traduction c'est toujours une trahison, l'essentiel est de bien trahir. Quand c'était nécessaire pour la compréhension, je me suis très éloigné du texte original. Ce livre je l'ai peaufiné plus que mes propres livres. On se sent tellement responsable quand on traduit !"
Entre les deux écoles antagonistes que sont la littérale et la littéraire, il va de soi que le romancier quimpérois a choisi la seconde, la seule naturelle pour lui, celle de l'écrivain. Aux lecteurs de "L'Assassin" de juger sur pièce.
Robert LE GOFF - Le Télégramme - 01/04/1994

- Autopsie d'un crime
Comment parler d'un roman qui ne peut que réveiller ou susciter de sinistres passions, je veux dire des passions politiques ? Rappelons-nous le film de John Ford "Le Mouchard", né d'un autre roman du même Liam O'Flaherty. Comment louer un roman qui ne peut que renvoyer aux constants déboires de l'Histoire ? C'est une exceptionnelle autopsie du crime idéologique que ce livre lucide, d'un tragique dérisoire. Ce portrait, que l'on croirait un autoportrait, de l'"assassin" McDara, c'est le triomphe de l'échec. Ou de l'absurde. L'assassin, ou l'accomplissement de l'échec.
Rien de plus actuel. Pourtant, le complot du tueur est censé prendre corps à la fin des années 20. Au moment de l'élection au Parlement de l'ex-terroriste Eamon De Valera, futur président de la République d'Irlande. Arrivé au pouvoir par les voies électorales, il ne peut être que suspect aux yeux des extrémistes. C'est ce "reflet" de De Valeva, "lui", l'homme à abattre, que McDara est revenu tout exprès de son exil américain pour exécuter. Schéma habituel des règlements de comptes dont l'Histoire coud ses sanglants linceuls. La personnalité du tueur est remarquablement disséquée. De l'intérieur. Liam O'Flaherty suit de la plume chaque frisson de la moindre fibre des muscles et des viscères, chaque sursaut d'une mécanique intellectuelle huilée réagit au stimuli sans cesser d'être une machine humaine. Qui a peur, épie ses complices plus encore que les agents ennemis. Qui refoule les élans du doute ou l'aveuglement animal. En cela, le portrait de McDara s'avère aigu, attachant, à la limite de la curiosité pathologique.
Il ne suscite pas un sentiment de sympathie ou de pitié. L'auteur, qui a vécu dans l'Irlande de la guerre civile, qui en partagea les luttes et en reçut sa part d'horions, ne commet pas une telle erreur. La main ne lui tremble pas à dessiner des traits qui n'appellent aucune compassion. L'assassin exécute son contrat comme un soldat enlève une tranchée : encore un souvenir que Liam O'Flaherty put voir tracé dans sa propre carcasse.
L'analyse du caractère du "justicier" (de tout tueur se prenant pour l'instrument d'une vérité nécessaire ?) n'écarte pas une très curieuse ambivalence : sa perception "de sa personnalité duale avait atteint un degré exaspérant. (...) Il y avait dans cette personnalité-là une part de féminité qui, par son caractère négatif, convulsif et fourbe, avait prise sur sa seconde personnalité, prise sur son compagnon, sa proie. L'autre McDara était masculin, arrogant, railleur, haineux...". Un peu plus loin, O'Flaherty pousse plus avant encore son scalpel : "L'angoisse dont il était la proie depuis le matin suscitait en lui le désir sentimental de communier avec son prochain. C'est lorsque l'homme se sent faible et pusillanime qu'il s'attendrit devant le péché et la souffrance, voit son salut dans la lutte armée et sourit à la mort." Noces de sang au nom, comme toujours, d'un idéal corrompu par les moyens de sa fin.
Le roman ne tombe pourtant à aucun moment dans l'épure, moins encore dans le fatras idéologique. Ce qui nous saisit d'emblée, c'est cette ambiance que l'on croirait inséparable de l'Irlande. Une ambiance physique, d'abord : la pluie, le moisi, les relents de mauvaise cuisine et de pauvreté. Alors, dans ce climat de peur et de médiocrité, le geste "rédempteur" sauvage, incompris, ne provoque que mépris, désespérance et malédiction de la part de ces gens de la rue, à Dublin, qui déplorent leur seul guide abattu par des terroristes minables, comme un chien dans sa solitude.
Claude Michel CLUNY - Le Figaro - 22/04/1994

- Un meurtre est-il une solution ?
Nouvelle traduction de Hervé Jaouen de ce roman de 1928, date à laquelle se situe cette histoire.
Mc Dara, activiste de l'indépendance revient en Irlande, il est recherché par la police pour avoir combattu l'État libre d'Irlande.
La guerre civile est finie, les républicains battus, mais des irréductibles complotent dans l'ombre. Pour marquer la population il prépare l'assassinat d'un homme politique de haut rang.
Entre les préparatifs et les états d'âmes de Mc Dara, les rivalités et les divergences d'opinion des hommes impliqués dans l'affaire, le roman gagne en intensité.
Pour certains, comme Mc Dara, c'est plutôt le chant du cygne, les gens ne bougeront pas, d'autres y voient le début d'une autre révolution, en se vantant d'avoir 10 hommes sûrs ! L'assassinat commis, Mc Dara regagne l'Angleterre, seul avec ses problèmes de conscience.
Tout en étant plus fouillé qu'il n'y paraît, ce roman laisse un goût d'inachevé et ne figure pas parmi les grandes œuvres de O'Flaherty, écrivain de qualité inégale. Nous ne discernons pas les motivations profondes de Mc Dara, à moins que ce soit le meurtre pour le meurtre ! "Le mouchard" est nettement supérieur.
Cette histoire a une base historique : le meurtre du ministre de la justice de l'État libre d'Irlande en 1927 par des dissidents de l'IRA donna lieu à une sévère répression anti-républicaine.
Extraits :
- Cela dépend de ce que tu entends par "un tueur" dit-il. Il a tué des hommes et il en tuera d'autres, je lui fais confiance là-dessus.
- Tu penses que c'est toi qui vas sauver l'Irlande. Non allons je n'en crois rien. Je pense que tu as parfaitement tort et qu'on devrait t'enfermer ou te marier de force.
- Ce fut une révélation extraordinaire : oui, aller à Londres, revoir Kitty Mellett et se suicider ensuite.
http://eireann561.canalblog.com/ - 09/05/2006

- L'ange exterminateur à Dublin
Déjà lu il y a des lustres "Le mouchard" et "Insurrection". Un peu plus récemment "L'âme noire". O'Flaherty pour moi c'est l'intrusion de personnages dostoievskiens dans l'univers du roman noir, du roman noir insulaire si spécifique à l'Irlande. Il est patent que le thriller est en soi un monde d'innocents et de coupables, lesquels se fondent allégrement en une sorte de Tragedia dell'arte ou plutôt d'Irish Tragedy remplie d'Humiliés et offensés, entre "Crime et châtiment" et cauchemars théistes. D'ailleurs n'y a-t-il pas du Raskolnikov chez McDara, l'assassin de ce roman sombre et d'une sécheresse lyrique ce qui n'est pas incompatible ?
L'excellente préface d'Hervé Jaouen montre bien les similitudes entre McDara et O'Flaherty lui-même. Il faut se souvenir qu'O'Flaherty ne jouit pas de l'unanimité en Irlande, personnage controversé qui fut obligé de s'exiler quelque temps en Amérique et en France. Il y a dans "L'assassin" une face totalement mystique qui peut déplaire et qui est peut-être en rapport avec les années de séminaire de l'auteur. Mais je trouve que "L'assassin" est un grand livre qui, outre le côté messianique voire christique du personnage, certes envahissant, nous offre de superbes lignes sur les fantasmes guerriers du tueur(impressionnante vision des légions d'Hasdrubal, général carthaginois auquel McDara s'identifie lors de sa balade dublinoise meurtrière). Car bien sûr un Irlandais a toujours un peu envie d'en tuer un autre pour peu qu'il ait une fois conversé avec un Anglais. Pardonnez-moi cette exagération mais j'aime tant ce pays qu'il m'arrive de le taquiner.
L'hybridation va plus loin et O'Flaherty finit par nous donner le vertige comme si l'assassin et sa victime, ce politicien évidemment corrompu, étaient la seule et même personne. Allégorie qu'on peut étendre à l'île toute entière, dichotomisée depuis si longtemps. Heureusement il me semble que le vent d'Irlande tende à se faire plus clément. Dans ce portrait d'un assassin, politique à la rigueur, le style d'O'Flaherty très efficace et jusqu'au-boutiste, est tendu comme l'arc de la volonté. Et l'auteur a le cran de ne pas éluder les saletés qui accompagnent les luttes politiques, qui ressemblent souvent aux guerres des gangs, quand des "généraux" de 20 ans se comportent comme des serial killers. Et les amoureux d'Erin dont je suis doivent être les plus ardents à ne pas idéaliser la violence quelle qu'elle soit. Ce pays n'en sera que plus beau avec sa littérature magnifique et inépuisable.
http://eeguab.canalblog.com/ - 01/07/2007

- Sombres gens de Dublin
Dans une Irlande déchirée par la guerre civile, les antihéros de Liam O'Flaherty mènent une traque impitoyable.
Une chaussée pleine de flaques, la silhouette d'un homme en vêtements miteux qui cherche avec circonspection un meublé dans Dublin : voilà pour le générique. Il n'en faut pas plus à l'Irlandais Liam O'Flaherty (1897-1984) pour installer le climat de noirceur oppressante qui plane sur ":L'Assassin":. Car les ":troubles": relatés dans ce roman écrit en 1928 ne sont pas seulement dans les maisons où l'on débusque les condamnés la nuit, dans l'inextinguible guerre d'embuscade qui continue d'opposer les membres de l'IRA à l'un des leurs, jugé traître à la révolution ; ils sont dans les cœurs des criminels qu'une atroce guerre d'indépendance a privés d'un avenir politique. Ainsi Michael McDara, qui retourne au pays pour assassiner un homme du pouvoir, est-il certain que ses amis se montreront incapables d'assurer la relève. La préface d'Hervé Jaouen, excellent traducteur du livre et romancier lui-même, éclaire dans toutes ses nuances l'époque de divisions qui a suivi la partition de l'île.
Le récit est tendu comme un arc bandé sur sa cible - l'homme à abattre, qui ne sera jamais nommé. McDara s'assure la complicité chancelante de pauvres hères sans illusions, un alcoolique, un tueur à gages, une rebelle décatie, qu'il rencontre entre chien et loup. Omniprésente, Dublin, avec son fleuve couleur de tourbe, son ciel bouché, ses trams et ses terrains abandonnés. Du Joyce très noir, le dédale souterrain d'"Ulysse" où se trameraient les projets amers de ceux qui ont perdu toute espérance. Pas plus que le Prix Nobel, O'Flaherty n'est tendre pour son pays, "la vieille truie qui dévore sa portée". Mais il est celte et se souvient d'"une montagne dans le lointain, ceinturée de nuages bas et auréolée d'éclats de mica brillants".
On lit sans le lâcher ce livre fulgurant sur l'angoisse qui habite une âme dostoïevskienne. Et l'on admire sans réserve l'écrivain que Patrick Rafroidi, maître des lettres irlandaises, consacrait comme "le pionnier du genre qui allait rendre Hemingway et Steinbeck célèbres".
Anne PONS - L'EXPRESS - 05/05/1994




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