Dans l’oeil du schizo

04/10/2012
Presses de la Cité

A été publié en e-book
2013 - Éditions VDB

Résumé

Brillant diplômé d’une école de commerce, Jean-Luc Gouézec se voyait déjà la tête d’une multinationale… Le jour où il perd son boulot, il part en vrille. Incapable de supporter l’échec, il sombre peu à peu dans la paranoïa.
Craignant pour sa vie et celle de leurs enfants, Delphine, sa femme, se résout à le faire interner. Trop tard. La spirale infernale de la dérive meurtrière est amorcée.
Commence alors, dans les Monts d’Arrée, une terrible chasse à l’homme, jonchée de victimes, qui s’achèvera par un ultime combat entre le tueur halluciné et ses démons, des animaux terrifiants dont il s’imagine être la proie.

Extrait

Le préavis de Jean-Luc s’était achevé le 31 octobre. Il avait plaisanté, si l’on ose dire, sur cette date :
"Renvoyé dans mes foyers le 31 octobre, rayé du service actif à partir du 1er novembre, c’est la Toussaint du cadre supérieur ! Tu aurais dû m’acheter des chrysanthèmes. Pourquoi tu ne m’as pas acheté de chrysanthèmes ? Tu ne penses donc pas à ton cher défunt ? J’ai disparu, Delphine, tu ne vois donc pas que je ne suis plus là ? Évaporé ! Parti en fumée ! Ah ! Ah ! Ah !"
Il ne bougeait plus de la maison.
L’école avait repris le 2 novembre. Delphine s’était organisée pour emmener et aller chercher les enfants à l’école ; les mercredis et samedis après-midi, pour les conduire et les reprendre à l’école de musique et au poney-club. Pour rien au monde elle les aurait laissés seuls avec leur père. D’ailleurs, cela ne lui sembla pas anormal qu’elle ne le sollicita pas. Il ne fit pas la moindre allusion à sa disponibilité, et ce fut tant mieux.
À quoi occupait-il son temps ? À deux reprises, en début de mois, Delphine lui avait prudemment demandé s’il avait passé une bonne journée. Deux fois, il avait répondu, avec son air comploteur :
"Ça bouge, ça bouge drôlement autour de chez nous…"

Critiques

- Depuis quinze ans, Hervé Jaouen avait délaissé le polar au profit du roman familial, de la chronique irlandaise. Mais "j’aime bien varier les plaisirs." Il nous ressort un bon vrai polar qu’il mijotait depuis longtemps.
(Ouest-France)

- Jaouen n’est jamais aussi fort que lorsqu’il plonge, la plume la première, dans le (très, très) noir !
(La Voix du Nord)

- En pro du polar, Hervé Jaouen décrit la vie de chacune des victimes en nous les rendant très sympathiques. Un roman particulièrement original avec un parfum d’embruns et de korrigans.
(infos-75.com)

- Une fin angoissante à souhait avec les monts d’Arrée dans la tourmente d’une tempête comme décor. Avec ce roman, Hervé Jaouen revient à ses premières amours : le roman noir, celui qui décoiffe (comme la tempête), mais aussi interpelle le lecteur.
(Eireann56.com)

- Une terrible chasse à l’homme…
(Le Poher)

- En Bretagne, de nos jours, le délire et la folie d’un homme, marié et père de famille, virent au cauchemar pour les siens.
(La Nouvelle République)

- Qu’y a-t-il de plus flippant qu’un fou dangereux qui s’ignore ?
(Alibi)

Une étude de mœurs, une peinture au couteau d’une frange de la société en déliquescence. Le Jaouen nouveau est arrivé, invitez-le chez nous.
(Paul Maugendre, leslecturesdelonclepaul.over-blog.com)

- Et puis Jaouen réussit, à la faveur d’une fin magistrale, au fil d’un suspense à couper le souffle, à nous réconcilier avec la vie… Enfin presque. Une fois ce thriller implacable et dérangeant refermé, un certain malaise s’installe dans l’esprit du lecteur… A quand un monde meilleur ? Semble nous glisser Jaouen, dans un clin d’œil diabolique…
(Blaise de Chabalier, Le Figaro Littéraire)

- Péripéties nombreuses et intrigue maîtrisée, on retrouve dans ce suspense mouvementé toutes les qualités de Hervé Jaouen.
(Claude Le Nocher, action-suspense.over-blog.com)

- Ainsi se développe un thriller haletant signé Hervé Jaouen
. (L’Echo-Le Valentinois)

- Un meurtre puis un autre et encore un autre jusqu’à ce que des fourmis géantes ne l’arrêtent. On ne rigole pas le moins du monde. A ne pas lire si vous êtes déprimé.
(Sylvie Béchet, Le Progrès L’Hebdo du Finistère)

- Hervé Jaouen renoue avec un genre qui lui réussit terriblement bien, le polar, en l’ancrant cette fois dans un décor mystérieux à souhait : les monts d’Arrée.
(Bretons)

- Le roman s’offre ici une histoire parallèle, celle d’Isolda et de son compagnon, sur qui se concentre toute la veine satirique qui n’a plus de prise sur un personnage de fou : le vrai méchant, ce n’est pas le tueur, mais le rêveur qui n’a pas su assumer sa liberté et ses choix. Dès lors, toute la dimension humaine du livre se concentre sur le touchant personnage d’Isolda, jeune femme honnête, aimant la vie, pleine d’initiatives et d’altruisme, et peut-être possible prochaine victime ?
(Daniel Morvan, ArMen)

- "Mariage ensoleillé, mariés dépareillés" songe Delphine, l’un des personnages. Elle ne croit pas si bien dire : dans ce thriller breton, l’écrivain Hervé Jaouen lui réserve un sort peu enviable, passant d’une première partie tendue comme une corde à violon à une seconde qui a tout de la fantaisie bestiale sanglante. Cela, sur fond de schizophrénie, de cyclothymie… et de zoopsie, un type d’hallucination qui autorise toutes les métaphores animalières. Le caractère breton du roman est assumé. Les lieux-dits et le rappel de traditions telles que les festoù-noz achèvent de planter un décor qui, s’il joue de la couleur locale sans complexe, sait se faire inquiétant.
(Daniel Fattore, La Liberté, Suisse)

- Hervé Jaouen entraîne cette fois ses héros et ses lecteurs dans le sombre univers de la folie. Résultat : un livre très noir, haletant à souhait, dont on tourne les pages avec un plaisir mêlé de crainte.
(L’Yonne Républicaine)

- La description froide et clinique de la montée de la folie jusqu'à un final halluciné.
(Laurent Greusard – k-libre)

- Une fantaisie animalière échevelée et cruelle. Pour ne rien gâcher, ça se dévore.
(confrerie2010.)

- Etonnant Hervé Jaouen. Après avoir relu récemment deux de ses petites perles, "Le Fossé" et "Flora des Embruns", on peut se pencher en salivant sur ce "Dans l'oeil du schizo". Confronter la folie à la normalité est une recette convenue mais tellement efficace. Tout au long de ce terrible périple, Hervé Jaouen jouera sur cet affrontement entre normalité et folie. À ce régime de douche écossaise, on ressort sidéré par ce roman.
(Norbert Illi, L'Union)

- Un thriller implacable, qui plonge aussi le lecteur dans l’intimité de personnages attachants dont le quotidien bascule quand leur chemin croise celui d’un homme pourchassé, en proie à une folie meurtrière.
(Béatrice Pellan, Le Télégramme)

- Une histoire où le banal sombre dans l’horreur.
(Ouest-France)

- Une terrible et fatale descente aux enfers dans le beau décor de cette campagne bretonne qu’Hervé Jaouen aime tant.
(Jean-Paul Guéry, L’Anjou agricole)

- Glaçant, tel est le terme qui définit cet ouvrage signé par le talentueux Hervé Jaouen.
(RTBF)

- De sa belle écriture sensible, l'auteur mène un crescendo tout en finesse, nous fait entrer dans la tête du malade et crée un suspense qui donne le frisson. Le tout agrémenté, pour adoucir la lecture, de descriptions poétiques sur la Bretagne et de portraits bien brossés.
(L’Est-Éclair et Libération Dimanche Champagne)

- Nuit blanche assurée avec ce loup-garou en cavale dans la lande bretonne.
(M. P., Femme actuelle)

- La Bretagne, tant urbaine que rurale, la Bretagne profonde, sert de décor à cette histoire. L’auteur brosse une série de portraits d’une grande vraisemblance, avec l’art de construire des personnalités étoffées, même pour les "couteaux". Il raconte un quotidien, une existence construite sur une succession de petits faits anodins. Il élabore, autour de ces personnages bien campés, une intrigue qui monte en tension, jusqu’au final digne des meilleurs thrillers. "Dans l’œil du schizo" fait prendre conscience de la gravité des maladies mentales. Avec son intrigue bien ficelée, ses personnages attachants, ce livre offre un excellent moment de lecture.
(Serge Perraud, lelitteraire.com)

- Suspense ou roman noir, Hervé Jaouen mettra tout le monde d'accord avec son dernier "polar". On commence dans le noir, façon Douglas Kennedy, pour le naufrage d'un cadre en train de devenir fou, avec des passages hilarants sur ses crises de paranoïa et le basculement soudain dans la tragédie. Le suspense s'organise alors autour de la cavale meurtrière vécue dans la peau de "Schizoo". On peut préférer le roman noir mais dans tous les cas, Hervé Jaouen fait bien le job.
(Lionel Germain, Black Libelle)

- Son destin s’achève sur un site propice à l’apothéose de son délire, la Vallée des Saints, un endroit où sont érigées des statues géantes des saints bretons… Angoissant !
(Moon)

- Une hallucinante descente aux enfers.
(L’Essor salardais)

- Un thriller à couper le souffle.
(Le Semeur hebdo)

- Voilà un livre, un roman parfaitement daté. Je ne dis pas qu’il est vieux. Je veux dire qu’il est de son temps. De notre époque
. L’art de Jaouen est de mettre à nu les personnages sans donner prise au moindre mélo. Et bien sûr cette leçon d’anatomie sur la réalité de notre époque fait mouche, émeut.
(Noé Gaillard, Murmures Magazine)

- Mené de main de maître, ce roman haletant est terrifiant. Avec cette histoire, Hervé Jaouen entraîne le lecteur au cœur de la folie.
(Veronik BLOT - festivaldulivreenbretagnedeguerande.overblog.com)

- L’auteur prolifique bretonnant nous conseille de nous méfier avec les psys qui suivent les schizos. Côté histoire, c’est presque le film de José Garcia : un commercial brillant qui devient chômeur, parano et assassin. Jaouen a de la patate. Son thriller déménage
(Service littéraire)




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