Connemara queen

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1990 - Denoël - Sueurs froides
1993 - Gallimard - Folio 2483
1999 - Gallimard - Folio policier 51

Résumé

- Edition 1990
On connaît la passion des Irlandais pour les courses de lévriers, mais quand la haine entre deux hommes et la jalousie entre deux femmes s'en mêlent, la passion peut devenir sauvagerie.

- Edition 1993
"Voilà le cauchemar que j'ai fait. Mr Cornawona, ainsi que tous ses cousins et cousines du Nord-Ouest irlandais dansaient la sarabande, se saoulaient la gueule, abattaient les chevaux de leurs croque-morts, équarrissaient les bêtes et jetaient leurs tripes aux chiens et, dans des clameurs frénétiques de fête païenne, élevaient de noires statues à la gloire du dieu que chaque année qui passe voit glisser hors des flots des marées d'équinoxe : sa majesté le lévrier, la poitrine gonflée d'orgueil, la queue recourbée en forme de crochet comme celle du démon dans la peau d'un bouc."
On connaît la passion des Irlandais pour les courses de lévriers, mais quand la haine entre deux hommes et la jalousie entre deux femmes s'en mêlent, la passion peut devenir sauvagerie.

- Edition 1999
On connaît la passion des Irlandais pour les courses de lévriers, mais quand la haine entre deux hommes et la jalousie entre deux femmes s'en mêlent, la passion peut devenir sauvagerie.

Extrait

Le car-ferry a fait machine arrière et les hélices ont brassé la vase du port de Rosslare. Accoudé au bastingage du pont supérieur, j'ai regardé ce limon bouillonner en nuages épais, et c'était comme si tout ce temps passé en Angleterre remontait à la surface, comme si se décollait une caille noire et puante du fond de la cuvette de Birmingham, cette fosse géante où la civilisation industrielle s'était soulagée sur ma tête pendant sept ans pour me punir d'avoir brisé les miroirs de mon âme.
J'ai pensé que dans ce marc de la mer une voyante aurait pu lire mon avenir. Une voyante ? A quoi bon. Je pouvais me tirer les cartes moi-même. Aussi sûrement que l'eau du port allait se décanter et la vase se reposer, j'allais épouser Claire, lui faire des enfants et vieillir sur cette terre d'Irlande que je n'aurais jamais dû quitter. Mon avenir était tracé au cordeau, depuis avant-hier. Depuis que j'avais reçu la lettre de Paddy O'Neill : ses forces déclinaient, il me proposait de reprendre le Corner Bar. Il n'avait qu'une fille unique - Claire -, elle m'attendait, et le pub serait dans la corbeille de mariage. Sûr.
Le premier de chaque mois, pendant sept ans, Claire m'avait écrit qu'elle m'aimait, qu'elle m'attendrait jusqu'à la fin de ses jours. C'était dingue. C'était beau. Trop beau, deux cadeaux de trop pour un salaud qui n'avait jamais répondu qu'il reviendrait. Les mauvaises langues diraient que je venais prendre possession du commerce, et de la fille, accessoirement. Comment faire la part du vrai et du faux là-dedans ?

Critiques

- Mais pourquoi tant de haine ? Drame de la jalousie et de la passion amoureuse, dans les somptueux paysages du Connemara, sur fond de courses de lévriers et de bière épaisse comme du goudron... Lorsque deux femmes veulent le même homme, l'Irlande devient un cauchemar où se déchaîne la sauvagerie. Comment ne pas aimer la verte Eire lorsque l'on est né et que l'on vit à Quimper, à deux doigts du pays Bigouden ? À travers ce roman fort et intense, aux allures de tragédie, Hervé Jaouen exalte la rudesse d'une île qu'il connaît bien.
(Site web Gallimard)

- ... Autre très grande réussite, sans doute son maître-ouvrage : Connemara Queen (Sueurs froides, 1990) dont l'action se passe, enfin, dans la seconde patrie de l'auteur, l'Irlande, à laquelle il a d'ailleurs consacré un excellent ouvrage, Aimer l'Irlande (Éditions Ouest-France). Une très belle histoire d'amour sur fond de courses de chiens, un peu à la manière du Burnett de Dark Hazard, ce qui ne l'empêche pas non plus d'être un roman noir de toute première qualité.
Jean-Pierre DELOUX - Le Polar régionaliste français (Polar n° 8 - décembre 1992)

- Au jeu de l'amour et de la mort !
Hervé Jaouen joint l'utile à l'agréable, enfin à mon goût. Ecrire un roman policier qui se passe en Irlande, dans le Connemara plus précisément. Et, en plus, c'est un très bon roman sur la campagne irlandaise et sur les courses de lévriers.
Après sept ans passés en Angleterre, Tom Walsh revient en Irlande, l'avenir semble lui sourire, il va épouser Claire, et dans la corbeille de mariage, son beau-père lui laisse le pub familial, que demander de plus !
Mais le passé refait surface, quelle faute avait commis Tom avant son départ ? Quelles étaient ses relations exactes avec les Costello, Francis et sa sœur Nora ? Pourquoi la ferme familiale ne lui appartient plus ?
Claire a recueilli une jeune chienne malade, victime de la sauvagerie de Francis Costello, "Reine". Tom soigne l'animal malade que tout le monde condamne, sur cette chienne, il va tout miser dans l'espèce de duel vengeur qui va se dérouler entre lui et Francis Costello, gros éleveur de lévriers, maître incontesté du championnat national. Trop de choses séparent les deux hommes pour que la lutte soit loyale, surtout qu'en plus une rivalité amoureuse va opposer Claire et Nora.
Tom Walsh, fils de paysan, fut humilié par Francis Costello, il mijote sa vengeance par chiens interposés, il tente de chasser ses démons intérieurs, le jeu et la vengeance cultivés par sept années d'exil. Jusqu'où est-il prêt à aller ?
Claire aime Tom, elle l'attend depuis plusieurs années, son bonheur semble parfait, mais bien vite elle est dépassée par le climat de haine et de suspicion que provoque le retour de Tom avec son cortège d'anciennes querelles.
Francis, homme riche, célibataire et alcoolique. Seules comptent ses meutes de chiens, c'est un être cruel et sans aucun scrupule, détesté, mais craint par son entourage.
Nora est toujours éprise de Tom, leur amour ancien fut tumultueux, marqué par un vif sentiment de possession et de domination, ses relations avec son frère sont également marquées par une haine profonde, que rien n'assouvit.
Un superbe roman policier fleurant bon la Guinness et la tourbe, très belle écriture au service d'une intrigue pleine de rebondissements. Avec en prime des personnages très attachants, cherchant à oublier une histoire ancienne, mais qui ne demande qu'à ressurgir avec son lot de rancœurs et de haines accumulées.
Extraits :
- On a la larme facile , nous autres Irlandais, quand on a un verre dans le nez.
- Tes morts n'ont pas été abandonnées. Oui Catherine j'avais abandonné mes morts comme des millions d'Irlandais.
- Il ne s'était pas battu pour les Anglais, mais pour la liberté. Même les sympathisants du Sinn Fein avaient compris cela.
- Peter et Georges ont attaqué le "National Anthem". Nous nous sommes tous levés, au garde à vous, puis nous avons applaudi. L'Irlande s'était civilisée pendant que les machines-outils britanniques me rendaient fou.
- Est-il normal d'aimer un pays et des gens et de les détester en même temps ? - Castlehill Gambler contre Connemara Queen. Tout un programme.
- Nora n'avait pas rappelé mais lorsque je faisais l'amour à Claire il m'arrivait de penser à elle.
- Dans l'arène le plus doux des lévriers se transforme en bête sauvage. Sauvage et aveugle.
- Mais non, cette paix intérieure n'était qu'illusion. Le vernis de fatalisme qui précède le combat commençait à se craqueler.
- Ils ont changé de registre. Ils ont attaqué un chant révolutionnaire, sûrs de leurs succès.
- Elle m'anéantissait et je l'anéantissais. Nous nous assassinions l'un l'autre.
- Cadeau ou vengeance ? Voulait-elle m'obliger, par-delà sa mort, à vivre derrière ces hauts murs qu'elle hanterait ?
http://eireann561.canalblog.com/

- [...] Tom Walsh revient dans son village du Connemara, en Irlande, pour épouser Claire O'Neill, une amie d'enfance, et se ranger ainsi derrière le comptoir du "Corner Bar". Mais la passion du jeu qui l'avait "exilé" en Angleterre le happe à nouveau, exacerbée par les réminiscences d'une lointaine rivalité et l'amertume d'un amour inaccompli. Dès lors, avec Connemara Queen, un lévrier greyhound qu'il a recueilli, Tom Walsh rêve de jouer une victorieuse martingale dans le cirque d'un cynodrome...
Passionnant de bout en bout, Hervé Jaouen est un de ces écrivains rares qu'on lit sans musarder, avec frénésie et un sentiment d'urgence, l'urgence du lecteur qui se trompe chaque fois de dénouement.
Claude DARRAS - Le Provençal - 26 mai 1991

- Le noir irlandais
Après l'île de Jersey où se déroulait le formidable "Hôpital souterrain" paru dernièrement chez Denoël, le Breton Hervé Jaouen poursuit sa visite des pays frères. Cette fois, il explore l'Irlande profonde avec "Connemara Queen".
Tom Walsh se décrit volontiers comme un mauvais bourrin. Après quelques années d'exil volontaire passées dans les usines anglaises pour oublier la perte de sa ferme au poker, il revient au pays pour reprendre le pub du vieux Paddy O'Neill. Et pour se marier avec sa fille unique, la douce et limpide Claire.
Un destin tracé depuis leur enfance. Sauf que Francis Costello, celui qui a humilié Tom, rôde toujours dans le coin. Soixante kilos de nerfs, de morgue et de mépris, et soixante mille livres de rentes annuelles. Le châtelain Costello mais aussi sa sœur Nora, belle et sensuelle à damner un saint. Et Tom n'est qu'un humain.
Deux femmes pour un homme et deux hommes prêts à s'entre-déchirer. Entre haine et passion, Jaouen nous emporte dans une intrigue aussi féroce qu'intense. Avec en arrière-plan, le climat et le paysage d'un pays authentique. Un grand roman noir. Noir comme la Guiness.
B. C. - 24 Heures - 14/04/1990

- Jaouen a des talents multiples et cet autre livre - qui a bien failli avoir aussi un prix - est l'antidote à son "Hôpital souterrain". Il s'agit des aventures irlandaises d'un joueur malchanceux, qui déserte le gris purgatoire de Birmingham pour retrouver son vert pays, qui transforme une chienne maladive en lévrier de course et se chamboule l'esprit et le cœur entre deux femmes rivales pour succomber à l'amour du jeu. Voilà un suspense sans problème, récit attachant et limpide d'un moment de vie, quand le destin se hasarde sur la crête séparant le bonheur du malheur. Et cela dans l'ambiance et les décors d'une Irlande que Jaouen aime avec passion, sans craindre les clichés (un curé pittoresque, des piliers de pub, l'antagonisme château-chaumière) ni un côté fleur bleue qui appelle le happy end.
Ouest-France - 12/12/1990

- Le Quimpérois Hervé Jaouen est connu et apprécié des amateurs de "polars", ces histoires noires où abondance de suspense et de frisson ne nuisent pas. Auteur d'une bonne quinzaine de romans, d'ouvrages pour enfants dans la collection "Souris noire", lauréat du prix du Suspense 1982, Jaouen est devenu, en l'espace d'une décennie, une valeur sûre de la littérature, dite, par commodité, policière. Mais une autre passion l'habite, qui pour nom : l'Irlande. De ses fréquentes escapades du côté de la belle Erin, le Breton ramène des notes, anecdotes, croquis de voyage. Et comme littérature et Irlande ont toujours fait excellent ménage, il publie en 1985 aux éditions Calligrammes un savoureux "Journal d'Irlande", confidences sensibles et pudiques d'un promeneur au regard frais, disponible, capable d'émerveillement (enrichi d'une suite, "Journal d'Irlande I et II" est aujourd'hui repris par les éditions Ouest-France).
De là à concilier son plaisir à trousser de saignantes histoires avec son amour de la terre irlandaise, l'auteur ne semblait voir qu'un pas qu'il vient de franchir grâce à la publication de "Connemara Queen", dans la fameuse collection "Sueurs froides" de Denoël.
"Connemara Queen" est l'histoire d'un trentenaire "tinker" (au sens d'itinérant), Tom Walsh, qui, après avoir roulé sa bosse aux quatre coins de l'Angleterre, tente un retour au pays. L'intérêt évident du livre est l'intrigue romanesque mettant en scène cinq personnages principaux, ballottés entre amour et haine jusqu'à la sauvagerie.
Cependant, à y regarder attentivement, ce court récit va bien plus loin que la jubilation immédiate de la narration. Un peu à l'instar d'un Georges Simenon, qui enracinait ses histoires dans des contextes géographiques, historiques et humains soigneusement choisis, Hervé Jaouen livre ici une multitude d'éléments quasi sociologiques concernant le mode de vie quotidien, les mentalités des Irlandais de la région de Connaught. Buveur d'infini, il ouvre toutes grandes les portes de l'univers des "pubs", ces théâtres d'ombres bruyants où, dans des brumes crépusculaires, les langues s'agitent. Où naissent et se fortifient, à grandes lampées de mordorée Guiness, les mythes. Avec la même rigoureuse authenticité, l'auteur restitue l'engouement ontologique de l'Irlandais pour le sport. A travers deux lévriers greyhound rivaux, Connemara Queen et Castlehill Gambler, on s'insinue dans le monde impitoyable de la "poursuite close", spécialité irlandaise.
Enfin, l'écrivain quimpérois n'a pas son pareil pour promener son lecteur à travers les sols asphyxiés par l'eau du Connemara, le long des loughs Corrib et Mask, à la découverte du Croagh Patrick. Par la grâce d'un lent et respectueux travail de mimétisme avec le pays aimé, il réussit à prendre la mesure exacte d'un peuple. Et comme ce n'est pas didactique pour deux sous, l'ensemble passe telle une lettre à la poste.
Dominique ROGER - Ar Men - N° 33

- Jaouen, Hervé de son prénom. Un ancien pilier du néo-polar, passionné des bêtes, de jeux et de l'Irlande. Tiens donc ! Voilà les trois ingrédients d'un roman qui lui aussi est carrément une réussite pour nos sueurs moites. Une construction lente, un suspense éclatant qui se débarrasse des clichés du genre pour nous mener détail après détail dans la vie tumultueuse d'un joueur repenti qui, après sept ans de vie vagabonde de casino en casino, revient sur ses terres... Peut-on quitter la passion du jeu pour le mariage et la maintenance d'un pub pépère ? Et non... une chienne sauvée de la maladie, reine du cynodrome, devient le vecteur de la passion remise à neuf. Des rivaux lui barrent la route : il faut jouer, s'expliquer pour s'en sortir. Le bonheur est à ce prix. Ambiance irlandaise assurée avec drames à la clé. Jaouen le king de nos frissons garantis sur facture. Encore un bon numéro de la collection. Avec une mention spéciale pour l'illustration de couverture signée Jeanne Puchol : une invitation à courir vers ce bouquin !
La Wallonie - 24/09/1990

- Les "polardiers" français ont de plus en plus tendance à s'éloigner des normes du genre de leurs débuts. Certains - et c'est bien dommage - tournent carrément le dos au roman policier ; d'autres - et c'est tant mieux - tentent d'aller plus loin sans renier pour autant leurs premiers amours.
C'est donc une belle surprise - d'autant plus forte qu'elle est double - que nous offre Hervé Jaouen avec ses deux derniers livres parus chez Denoël. Commençons par le second (qui vient de sortir) parce qu'il est paru dans la collection "Sueurs Froides" et conserve donc l'étiquette "roman policier". Toutefois, curieusement, il ne s'agit pas d'un "polar" à proprement parler...
Intitulé "Connema Queen", ce roman a un ton qui fait immanquablement penser à celui des grands auteurs noirs américains, les James Cain, les Horace Mc Coy, les William Burnett...
Qui est Connemara Queen, la reine de Connemara ? Il s'agit d'une chienne qui vit dans le Connemara, l'une des régions les plus déshéritées d'Irlande. Fille bâtarde d'une championne des courses de lévriers, elle a été sauvée in extremis de la noyade et, maintenant, elle se révèle capable de battre le champion actuel. Or le champion actuel appartient justement à celui qui voulait la noyer après avoir tué sa mère...
Pour corser encore la situation, Connemara Queen appartient à la fiancée d'une homme qui s'était exilé volontairement pendant sept ans en Angleterre et qui est revenu pour régler ses comptes avec le hobereau local (et sa sœur !) qui n'est autre que le propriétaire du champion. Sachez aussi que le père de la fiancée est patron d'un bistro qui doit revenir aux jeunes gens après leur mariage et que le curé est amateur de courses de lévriers ! Ne croyez pas pour autant qu'il s'agit d'un roman au folklore facile. Il s'agit d'un drame "romantique" (il ne s'agit nullement d'un terme péjoratif) où les différents personnages sont profondément plongés dans les tumultes de leurs passions et de ceux de la nature.
En arrière plan d'une intrigue aux multiples "suspenses" (Connemara Queen va-t-elle l'emporter alors qu'elle est en train de perdre la vue ? Le "héros" va-t-il tomber dans les pièges que lui tend le perverse Nora ?), il y a cette Irlande si présente, si belle, cette Irlande dont Jaouen est tombé amoureux.
A la recherche de l'âme celte hors des frontières de sa Bretagne natale, Jaouen - on lui doit déjà un "Journal d'Irlande" des plus prenants - nous présente ici un peuple sauvage et fier qu'on a envie de rencontrer... même si les maléfices continuent à surgir dans cette terre des débuts de l'humanité.
J.-P. SCHWEIG - Hebdoscope n° 295 - 18/07/1990

- Tom Walsh s'est exilé dans les Midlands pendant sept ans. Il est de retour à Cornawona, son village d'Irlande. Il va épouser Claire O'Neill, la fille du vieux Paddy. Claire l'a attendu pendant tout ce temps, restant pure pour lui. Le couple s'occupera du "Corner Bar", le pub de Paddy. Mais Tom n'oublie pas ce qui motiva son départ.
Castlehill, le domaine de la famille Costello, semble toujours le narguer. Un vieux contentieux l'oppose à Francis Costello, joueur impénitent et buveur excessif. Et puis il y a Nora, la sœur de Francis, pour laquelle il éprouve encore une trouble attirance. Elle ne tarde pas à le relancer. Malgré Claire, il accepte de la rejoindre.
Reine, le lévrier de Claire, est malade. Des germes bactériens fragilisent ses pattes. Tom prend soin de la chienne, consulte un vétérinaire. Le traitement à base de piqûres guérit Reine. Tom remarque les qualités sportives de l'animal. Il entraîne Reine pour qu'elle soit prête à la compétition en cynodromes.
Alors que leur mariage est programmé, Claire comprend les raisons de Tom. Prendre une éclatante revanche sur Francis Costello permettra à Tom de tourner définitivement la page. Et, peut-être, de s'écarter de la tentatrice Nora. La réputation de Reine, sous le nom de Connemara Queen, grandit dans la région. Reine reste une chienne fragile. Même s'il la prépare en fonction de ses handicaps, Tom n'est pas si certain qu'elle gagnera. En cas de victoire, Francis admettrait-il sa défaite ? Jusqu'où peut aller la passion du jeu ? Elle risque de finir par un drame causant plusieurs victimes...
"Perdre ou gagner sont les deux visages du même mal" dit Tom. Le joueur passionné prend le même plaisir dans les deux cas. S'il s'agit bien d'un roman sur ce thème, Hervé Jaouen ne néglige pas le contexte. L'Irlande, ses paysages, sa population, ses pubs : le lecteur est plongé dans un décor correspondant à la réalité. La rivalité entre les héros offre une ambiance très tendue, plus vert sombre (aux couleurs de ce pays) que vraiment noire. Une atmosphère de défi plane sur cette histoire, qui captive du début à la fin. Publié en 1990, c'est certainement un des meilleurs polars de cet auteur talentueux.
Claude LE NOCHER - www.rayonpolar.com - Janvier 2007

Chantre de l'Irlande et barde du roman noir, Hervé Jaouen s'est imprégné de l'atmosphère et délivre dans ce roman des images fortes dignes de plus grands auteurs anglo-saxons. La sauvagerie des lieux, la rudesse virile et amicale des autochtones, les courses de lévriers, le déchaînement des passions, tout est décrit avec justesse, sans mièvrerie. (réédition bilingue français/anglais, Coop Breizh, octobre 2016)
Paul MAUGENDRE, leslecturesdel'onclepaul.over-blog.com




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